Les liens entre sensibilité, trauma et pervers narcissique

Les liens entre sensibilité, trauma et pervers narcissique

Si vous êtes une personne sensible et que vous vivez ou avez vécu avec un pervers narcissique, cet article va vous apporter une mine d’informations. Je vais en effet vous expliquer les liens entre sensibilité, trauma et la vie avec un pervers narcissique.

 

Le pervers narcissique, source de traumas

Tout d’abord, il faut mettre en évidence le fait que la vie avec un pervers narcissique soit une source de traumatismes.

Les traumas ne sont en effet pas réservés aux soldats qui rentrent du champ de bataille et qui se trouvent incapables de s’intégrer normalement au sein de la société.


Vivre avec un pervers narcissique est une expérience traumatisante en soi. De plus, si la relation se prolonge dans le temps, elle conduit à la création de stress post-traumatique.

Actuellement, j’aide une personne qui éprouve des difficultés à passer à l’action. D’autres personnes peuvent avoir du mal, voire une incapacité totale à prendre une décision.


Personnellement, quand j’ai peur de passer à l’action, j’ai tendance à me dissocier, c’est-à-dire de faire des rêves éveillés au cours desquels j’imagine que je suis un général d’armée, une grande figure historique qui prend toujours les bonnes décisions et qui ne se trompe jamais.


Vivre avec un pervers narcissique crée un lien d’attachement, mais qui n’en n’est pas moins un lien traumatique. Les personnes qui me consultent me disent qu’elles ont vécu des années avec un pervers narcissique, mais tout en ayant conscience que celui-ci était une personne mauvaise, elles ne pouvaient pas s’en séparer car l’énergie leur manquait. Elles avaient l’impression de vivre dans un brouillard constant une vie dont les jours se ressemblaient tous, un peu comme dans le film Le jour de la marmotte, dans lequel le personnage revit sans cesse la même journée, sans pouvoir sortir de ce cycle infernal. Finalement, elles ont juste assez d’énergie pour continuer le cycle.

Ce lien d’attachement traumatique peut durer de nombreuses années (10, 15, 20 ans). En Anglais, on appelle cela « a trauma bond ».


Ce traumatisme va avoir un impact sur le mental : des pensées qui tournent en boucle, avec des croyances négatives fortes, voire un comportement irrationnel et colérique.


Le corps émotionnel peut également être touché. La personne va par exemple être triste en permanence, ou au contraire sur le qui-vive, prête à affronter un danger. Elle sera incapable de prendre du bon temps. Elle préférera se barricader : une femme célibataire restera célibataire car « tous les hommes sont des cons ». Le sentiment de peur est également très présent chez ces personnes.


Le corps physique n’échappe pas au traumatisme. Cela peut se traduire par un état de fatigue permanent, un manque d’énergie, une incapacité d’avoir un sommeil réparateur, que l’on dorme 6 ou 10 heures.

D’autres problèmes peuvent surgir, comme des problèmes digestifs, de la constipation ou des maux de tête.

La personne peut faire des cauchemars ou au contraire ne pas rêver du tout.


Des douleurs chroniques peuvent apparaître comme des maux de dos, des torticolis, des trapèzes qui font souffrir. Certaines personnes en viennent à se demander si elles n’ont pas une fibromyalgie.

Cela peut également se traduire par des burn-out ou des dépressions à répétition.

 

Comment guérir d’un trouble post-traumatique ?

Un trouble post-traumatique ne se guérit pas en consultant des vidéos sur YouTube. La personne doit se faire aider par un professionnel.


Parmi les personnes que j’accompagne, beaucoup sont sensibles, hypersensibles, voire empathiques. Or beaucoup de personnes ont un apriori négatif sur la sensibilité. Récemment, une personne a écrit ceci sur Facebook : « La sensibilité est un don toxique ». On peut également entendre dire que la sensibilité est une faiblesse.


Je pense au contraire que la sensibilité est une force, une force qui a cependant besoin d’être bien gérée. Comme le disait Charles Baudelaire : « Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie ». 

Que se passe-t-il lorsqu’une personne sensible reçoit un commentaire désagréable ? Elle va ressasser plusieurs fois l’événement dans sa tête, puis au bout d’un certain temps, elle va finir par passer à autre chose.


Mais si ce commentaire est lié à un trauma passé, le mental va s’emballer, les pensées vont fuser de toutes parts, l’esprit va échafauder des scenarii alternatifs, on va imaginer les pires choses. Lorsque cela m’arrive, mes chakras se ferment, je ressens un mal de dos, mon corps se tend, tout cela me prend énormément d’énergie, je me sens très fatigué. Je me demande ce qui peut bien m’arriver, tellement cette réaction semble disproportionnée.


La majorité des gens vont se dire : « Ah là là, je suis trop sensible ! ». En réalité, l’événement que vous venez de vivre a réveillé un trauma vécu antérieurement, d’où cette réaction. Prenons une image concrète : si vous appuyez fort sur votre bras, vous allez ressentir une douleur modérée. Mais si votre bras est blessé et que vous appuyez dessus, la douleur vous fera hurler.


Tout n’est donc pas causé par une trop grande sensibilité. Les personnes sensibles peuvent aussi gérer les désagréments du quotidien. En revanche, si ces désagréments réveillent un traumatisme passé, la personne aura les plus grandes difficultés à les gérer. L’impact sur son corps physique, émotionnel, mental ou énergétique sera complètement disproportionné.


Comme l’a dit l’homme de lettres français Auguste de Labouïsse-Rochefort, « la sensibilité est la mère de toutes les vertus ».

Alors ne jetons pas la pierre à notre sensibilité. Le problème vient souvent du trauma qui se cache derrière notre souffrance et qui va amplifier celle-ci de façon exponentielle.

Quelle est selon vous la pire place pour une personne sensible ? Eh bien c’est d’avoir une relation avec une personne toxique, qui justement est source de traumas.

 

Guérir ses traumas

Guérir ses traumas est réellement la clé pour accéder à une vie meilleure et améliorer ses propres capacités. Il y a peut-être des choses que vous ne parvenez pas à faire à cause d’un trauma. En vous débarrassant de celui-ci, vous pouvez accéder à des compétences supplémentaires voire à des états de conscience qui vous sont à ce jour inconnus.


J’ai beaucoup travaillé sur mes propres traumas afin d’en guérir avant d’être coach et hypnothérapeute. J’ai cherché les bons outils, ceux qui sont efficaces. Je suis par exemple certifié TRE (Trauma Release Exercise). Ce sont des exercices qui activent un mécanisme réflexe naturel de tremblements qui libère la tension musculaire, calmant ainsi le système nerveux et les traumas logés dans le corps. Cette technique, qui doit être accomplie pendant 4 à 6 mois, a très bien fonctionné avec les soldats revenant d’Afghanistan et d’Irak.


Parmi les autres outils, on peut citer l’EFT (Emotional Freedom Technique), aussi appelée tapping, qui libère l’abus émotionnel lié au trauma (peur, honte, culpabilité…).


Si ce travail vous intéresse, je serais heureux de pouvoir vous aider à vous libérer de votre passé et vivre libre de toutes relations toxiques.





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